Ville côtière emblématique de la Vendée, Les Sables-d'Olonne est mondialement connue comme le point de départ et d'arrivée du Vendée Globe et de la Golden Globe Race.

Bordée par l'océan Atlantique, la cité séduit par sa grande plage de sable fin, ses ruelles pittoresques du quartier de l'Île Penotte ornées de mosaïques de coquillages, et son port de pêche.

Véritable capitale de la voile et du nautisme, c'est une destination où le patrimoine maritime et la passion des grandes aventures océaniques se vivent au quotidien.

Le 6 septembre 2026, les Sables-d’Olonne seront une nouvelle fois au cœur de la grande aventure océanique. La Golden Globe Race 2026 s’apprête à envoyer ses concurrents sur près de 30 000 milles nautiques autour du monde, dans une épreuve où la technologie moderne laisse volontairement place au sextant, aux cartes papier et à l’expérience du marin. Plus qu’une course à la voile, la Golden Globe Race est une plongée dans une autre époque de la navigation. Les skippeurs devront quitter la France, descendre l’Atlantique, contourner les grands caps de l’hémisphère Sud, traverser le Pacifique puis remonter vers l’Europe, avant de retrouver leur point de départ aux Sables-d’Olonne. Le tout en solitaire, sans escale et sans assistance extérieure.

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Une course née d’un défi historique

La Golden Globe Race (GGR) est une course au large d'exception : un tour du monde à la voile en solitaire, sans escale et sans assistance, réalisé dans les conditions technologiques de 1968.

En 1968, le journal britannique Sunday Times lance le Sunday Times Golden Globe Race, le premier tour du monde en solitaire sans escale à la voile. Neuf marins prennent le départ. Seul le Britannique Sir Robin Knox-Johnston parvient à terminer la course à bord de son ketch Suhaili, bateau de 9.8 mètres construit avec une coque en teck, devenant une légende. Sir Robin Knox-Johnston parvient à terminer sa course en 313 jours au départ de Falmouth au Royaume-Uni.

Cette course se distingue notamment avec ces règles d’une sévérité extrême :

  • Technologie bannie : Pas de GPS, pas d'ordinateur de bord, pas de cartographie numérique ni de prévisions météo électroniques. Les marins naviguent au sextant, à la boussole et avec des cartes en papier.
  • Voiliers de série anciens : Les skippeurs naviguent sur des bateaux robustes à quille longue mesurant entre 9,75 m et 10,97 m (32 à 36 pieds), dont les plans ont été conçus avant 1988.
  • Isolement total : Les marins n'ont pas de téléphone satellite pour parler à leurs proches. Ils communiquent par radio BLU/HF et envoient leurs vidéos/photos uniquement lors de passages obligés près de certains points côtiers.

 

30 000 milles face aux océans

Le parcours de la Golden Globe Race 2026 commence aux Sables-d’Olonne, où les skippers prennent le départ avant de mettre le cap vers le sud-ouest de l’Atlantique. Ils descendent ensuite l’océan Atlantique en direction des îles Canaries, puis poursuivent leur route vers l’Atlantique Sud, en passant à proximité du Brésil.

Les skippeurs mettent ensuite le cap vers le sud jusqu’au cap de Bonne-Espérance, à l’extrémité de l’Afrique du Sud. Après avoir franchi ce premier grand cap, ils pénètrent dans l’océan Indien et s’engagent dans les mers australes, où les conditions deviennent particulièrement difficiles. Ils passent au large des îles du Prince-Édouard, des îles Crozet et des îles Kerguelen, avant de poursuivre vers l’Australie.

Les skippeurs doivent ensuite franchir le cap Leeuwin, situé à l’extrémité sud-ouest de l’Australie, puis traverser une nouvelle fois les mers du Sud en direction de la Tasmanie. Une porte de passage obligatoire. Après ce passage, les skippeurs poursuivent leur route vers la Nouvelle-Zélande.

Ils s’engagent alors dans le Pacifique Sud, où ils doivent affronter une nouvelle longue traversée océanique avant d’atteindre le cap Horn, à l’extrémité sud de l’Amérique du Sud. Le cap Horn constitue le dernier des trois grands caps du parcours.

Après avoir contourné le cap Horn, les concurrents remontent l’océan Atlantique en direction du nord. Ils traversent à nouveau l’Atlantique, puis poursuivent leur remontée vers l’Europe avant de rejoindre finalement les Sables-d’Olonne, leur point de départ.

Au total, le parcours représente environ 30 000 milles nautiques, soit plus de 55 000 kilomètres autour du globe.

golden globe race 2026

Une flotte de marins venus du monde entier

L’édition 2026 rassemble une flotte internationale. La liste provisoire annoncée par l’organisation comptait 16 concurrents dont 1 femme représentant 11 pays à quelques semaines du départ, âgé de 21 ans à 73 ans.

Parmi eux figurent :

  • Ertan Beskardes (Royaume-Uni)
  • Pat Lawless (Irlande)
  • Guy deBoer (Etats-Unis)
  • Guido Cantini (Italie)
  • Damien Guillou (France)
  •  Andrea Lodolo (Italie)
  • Matt Woodside (Etats-Unis)
  • Isa Rosli (Canada)
  • Henry Wootton (Royaume-Uni)
  • Gunnar Christensen (Etats-Unis) 
  • Louis Kerdelhué (France)
  • Helga Marie Løvenskiold Kveseth (Norvège)
  • Etienne Messikommer (Suisse)
  • Selim Yalcin (Turquie)
  • Par Nyman (Suède)
  • Daniel Pinsky (Israël)

Les bateaux sont eux aussi très éloignés des monocoques ultramodernes du Vendée Globe. On retrouve notamment des Rustler 36, Cape George 36, Vancouver 34, Hans Christian 34 ou encore d'autres voiliers classiques adaptés à la navigation hauturière.

La solitude, l’autre adversaire

C’est probablement l’aspect le plus fascinant de la Golden Globe Race. Pendant plusieurs mois, chaque concurrent sera seul à bord de son bateau. Pas d’équipier pour prendre le relais, pas de port où faire réparer le bateau et aucune assistance matérielle extérieure autorisée pendant la course. Les règles permettent cependant au marin de se mettre à l’abri ou de mouiller pour effectuer certaines réparations, mais il ne peut pas entrer dans un port ni recevoir d'aide matérielle extérieure. 

Cette solitude transforme complètement la perception de la course. Chaque décision repose sur une seule personne. Le marin doit gérer son sommeil, son alimentation, ses réparations, sa navigation et sa stratégie météo. Il doit également supporter l'isolement psychologique. Pendant des semaines, voire des mois, il n'aura pour seule compagnie que le bruit du vent, de la mer et de son propre bateau.

Le record de Jean-Luc Van Den Heede dans toutes les têtes

Les skippeurs auront également un objectif chronométrique en tête : le record de 211 jours, établi par le Français Jean-Luc Van Den Heede lors de la Golden Globe Race 2018.

Jean-Luc Van Den Heede avait remporté cette édition après une formidable bataille autour du monde, confirmant son statut de légende de la navigation océanique.

En 2026, certains skippeurs chercheront donc à inscrire leur nom au palmarès de la course, tandis que d'autres auront avant tout pour objectif de boucler cette circumnavigation hors norme. L'organisation rappelle elle-même que certains viseront la victoire et le record, alors que l'objectif essentiel pour beaucoup restera simplement de terminer la Golden Globe Race.

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Les Sables-d’Olonne, capitale de l’aventure

Le départ du 6 septembre constituera un événement majeur pour les Sables-d'Olonne. La ville accueille déjà les concurrents et leurs bateaux pour les dernières préparations.

Le 22 août, le public a notamment pu rencontrer les skippers lors de la cérémonie officielle d'accueil organisée à Port Olona. Les dernières journées avant le départ sont consacrées aux contrôles de sécurité, aux préparations médicales et aux ultimes travaux sur les bateaux

Le 6 Septembre à partir de 14 heures, parade nautique dans le chenal, en présence des bateaux légendaires comme le Joshua de Bernard Moitessier, le Suhaili de Sir Robin Knox-Johnston, le SV Explorer ou encore le T-One-One (premier bateau vainqueur du Vendée Glode). Dès 14h30, sonnera le départ des voiliers de la GGR depuis le Port Olona, un par un ils défileront, toutes les deux minutes.

Pour prolonger ce moment, offrez-vous un dîner dans un restaurant face à la mer pour déguster des produits locaux et de saison.